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Dossier : Conseils, appui ou formation ? Les vertus de l’accompagnement

5. S'être formé est-il un atout pour convaincre les financeurs ?

Oui, mais c'est plus le résultat que le label d'un diplôme en lui-même qui va compter : « Un banquier va regarder deux choses : vos qualités d'entrepreneur, et la cohérence entre vos objectifs et votre bilan prévisionnel. Si vous avez été accompagné par un bon expert-comptable, si vous prouvez que vous avez des bases en gestion et êtes capable de justifier la pertinence de vos objectifs, cela rassurera naturellement votre interlocuteur », observe Robert Papin. Néanmoins, la notoriété d'un réseau (Boutiques de gestion, CCI) joue son rôle, surtout pour décrocher une aide ou un prêt d'honneur. « Un accompagnement via ces réseaux, qui valident le projet, apporte une caution morale au créateur. Il témoigne que le cadre a bien mûri la création. Mais ce n'est pas non plus un sésame : à lui de se montrer convaincant et incollable sur le sujet », explique Laurence Piganeau. À noter : dans certains réseaux qui attribuent des prêts d'honneur (Entreprendre, France initiative réseau), l'obtention d'un prêt est conditionnée à une obligation d'accompagnement, en amont et au démarrage de l'entreprise. Cet appui peut se poursuivre trois ans après la création.

Aller plus loin

Les principaux réseaux d'accompagnement à la création
Les chambres de commerce et d'industrie, tout comme le réseau des Boutiques de gestion proposent des stages courts d'initiation aux démarches de création et des modules de formation (gestion d'entreprise, méthodes commerciales) aux porteurs de projets. En amont, il est également possible d'être suivi à titre individuel par un conseiller en création.

« Au démarrage, mon parrain m’a aidée à développer mon réseau »
Grâce à l’aide d’un conseil, Anne-Laure Mattera, 32 ans, P-DG de l’agence de communication Lepsid, spécialisée dans la communication écrite et le livre d’entreprise, a gagné en efficacité commerciale.

« Ne pas attendre pour se former »
Alban Schmutz, 26 ans, dirige la société Oxalya France, une entreprise de services informatiques spécialisée dans les infrastructures pour le calcul haute performance (HPC) et le support autour des logiciels libres. Pour lui, une formation permet avant tout de gagner du temps.

« J’avais besoin d’acquérir une vision pragmatique de la création »
Pendant huit mois, Joël Vacus, 42 ans, P-DG de Drugabilis, une entreprise spécialisée dans la recherche et développement pharmaceutique à Châtenay-Malabry (92), s’est fait accompagné par un conseiller de la chambre de commerce.

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