Crise de carrière : les bons réflexes
Mise au placard, départ négocié… les ruptures professionnelles prennent des formes multiples. Savoir les gérer avec sang-froid et réussir à se projeter vers l’avant sont les deux conditions « sine qua non » pour rebondir.
Aujourd’hui responsable des ressources humaines (RRH) dans la filiale d’une entreprise industrielle de l’est de la France, Paul se souvient encore avec effroi de la sentence de son DRH nouvellement nommé dans son ancienne entreprise rhônalpine. C’était il y a deux ans. « Paul, vous êtes encore un peu tendre, je vais m’occuper en direct des dossiers dont vous avez la charge. » Placardisé, du fait de son prétendu jeune âge (27 ans à l’époque), il est désemparé. « Je pensais, naïvement, que l’on pouvait être mis de côté, mais en fin de parcours professionnel. Cette mise au placard a représenté la première véritable “claque” dans ma jeune carrière. »
Après avoir (difficilement) encaissé le choc, le cadre éconduit entreprend de « faire du terrain » sur les sites de production de l’entreprise, en se perfectionnant notamment dans les problématiques d’évaluation des compétences et de maîtrise des process industriels. « Mon credo était le suivant : tout plutôt que de ne rien faire. J’ai voulu tordre le cou au cliché selon lequel lorsqu’on est placardisé, on n’existe pas. » Bien lui en prend. À l’occasion d’une réunion de travail avec d’autres directeurs de l’entreprise, ses propositions en matière d’amélioration de l’absentéisme lui valent des félicitations générales. « Mon DRH est resté coi. Ayant recouvert l’estime de moi, j’ai finalement retrouvé une fonction intéressante dans une autre entreprise. »
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