10. Se faire aider si besoin.
Parfois, quelques heures de préparation suffisent, avant un entretien dans son entreprise, pour réviser ce type de comportement, en général repoussoir pour un employeur qui, en interne aussi, a besoin d’être rassuré. Première attitude à adopter : « Ne pas y aller seulement en situation d’attente, mais être dans une posture active, d’échange, et synthétique par rapport à ce que l’on va dire de soi, conseille Catherine Sorzana. Il faut aussi pouvoir poser quelques questions, savoir prendre la main, n’être ni passif ni trop directif, trouver un équilibre. »
Vos derniers entretiens d’embauche remontent à très loin dans le temps ? Réentraînez-vous à cet exercice, avec un coach ou votre entourage, en ayant en tête le défaut majeur des personnes qui ont une longue expérience professionnelle : trop parler, éventuellement pour compenser un stress. Attention notamment à ne pas se montrer trop figé : « On ne peut pas dire, par exemple : “Moi, je travaille comme ça, point final”, explique Catherine Sorzana. Il faut surtout dire : “J’ai envie de vous apporter cela.” Il faut garder une ouverture, sinon on risque de penser que vous avez trop d’habitudes et que vous ne vous remettrez pas en cause. »
À l’inverse, le stress peut tout autant vous surprendre que s’il s’agissait de votre premier entretien. Respirez ! « Ce qu’on ressent ne se voit pas forcément, modère la consultante. En général, on perçoit à l’extérieur seulement 30 % des horreurs que l’on vit à l’intérieur ! Il faut continuer même si cela s’est mal passé au début, garder le moral d’un patineur à glace qui est tombé, s’entraîner à faire des phrases courtes pour ne pas se laisser emporter par ses idées. »