Twitter est devenu LE réseau sur lequel il faut apparaître. Mais a attention aux idées reçues ! Nos conseils pour soigner son image.
La popularité est liée au nombre de “followers”
Faux ! Bien sûr, si vous n’avez pas ou très peu d’abonnés pour lire les messages que vous postez, il vous sera difficile d’être influent sur les réseaux sociaux… Cependant, au-delà du nombre de “followers”, ce sont surtout les interactions que vous suscitez (mentions et “retweets”) qui permettent de mesurer votre influence réelle sur Twitter.
Pour diffuser efficacement une information, il faut cibler les membres ayant le plus d’abonnés
Faux ! Là encore, le nombre d’abonnés importe moins que leur implication sur le réseau et le lien social qu’ils ont su créer au sein d’une ou plusieurs communautés : c’est ce que les chercheurs appellent l’“embededness”.
Pour être influent, il faut parler des sujets en vogue.
Pas tout à fait vrai… Les thématiques abordées ont leur importance, mais encore faut-il qu’elles correspondent aux préoccupations des personnes qui les lisent. Autrement dit, la contextualisation des messages est essentielle : si, à l’occasion de la catastrophe de Fukushima, vous parlez de nucléaire alors que vos abonnés ont choisi de vous suivre parce que vous êtes expert en informatique, il n’est pas sûr que votre message trouve un fort écho…
Des outils pour mesurer son influence sur le Net
Définir son “profil” d’internaute est désormais possible. Même si les outils sont peu transférables en entreprise.
Des outils de notation se développent pour mesurer l’influence en ligne : des sites comme Klout, Empire avenue, Beyond Digital Agency, ou encore Salesforce proposent ainsi des services ou applications qui permettent d’analyser non seulement le nombre de personnes suivies par un internaute et le nombre de celles qui le suivent, mais aussi les commentaires postés en réaction à un message ainsi que les interactions créées avec d’autres utilisateurs du réseau.
Klout a, par exemple, défini toute une série de profils d’utilisateurs en fonction de leur activité sur Twitter : observateur, explorateur, dilettante, “réseauteur”, expert, leader d’opinion… “Il faut attendre encore un peu pour appliquer ces outils en entreprise, estime toutefois Megan Berry, marketing manager chez Klout. Mais à terme, cela pourrait servir à l’évaluation des salariés – quoique plutôt pour les marketers que les ingénieurs”, reconnaît-elle.
Sophie Blitman
Septembre 2011