Avoir suivi le Cycle Entrepreneur de l’EM Lyon, un programme de quatre mois à temps plein, a permis à Xavier Daval, 45 ans, de « gagner du temps », explique le créateur de KiloWattsol.
Trouver la bonne idée. Sa société, lancée début 2007, fabrique et commercialise des boîtiers informatiques destinés aux installateurs de panneaux solaires. Ces outils sont capables, à partir de plusieurs paramètres, de définir le meilleur emplacement possible. Devenir son propre patron trottait depuis un bon moment dans la tête de cet ancien directeur Europe d’un groupe américain d’outillage pour les industries électroniques. Il décide donc de mettre son licenciement à profit pour s’engager dans son projet. C’est en se rendant à un salon sur les énergies renouvelables organisé en Suisse, et en acceptant une mission de quelques semaines pour une entreprise spécialisée dans les panneaux solaires que Xavier commence à définir les contours de sa future activité.
Identifier ses points faibles. Avant de se lancer, il dresse la liste de ses faiblesses : « J’avais déjà eu des fonctions de dirigeant mais ce n’est pas la même chose d’être entouré de spécialistes que vous pouvez solliciter en cas de problèmes que de se retrouver seul maître à bord », note cet ingénieur qui reconnaît ses lacunes en gestion, en finance, en comptabilité…
Trouver la bonne formation. « J’étais à la recherche d’un programme me permettant d’avoir une vision globale de la conduite de l’entreprise. D’autant que mon projet nécessitait de lourds investissements. Je ne pouvais pas partir à la légère sur de simples intuitions », se souvient-il. Son choix se porte sur le cursus proposé par l’école lyonnaise qui allie cours théoriques et appui personnalisé.
Ce retour sur les bancs de l’école lui ont permis d’affiner son idée, de réfléchir à sa stratégie, de mettre au point son argumentaire de vente… Après avoir assimilé la manière de préparer une négociation commerciale, Xavier a par exemple appris à mettre en avant les points forts de son produit en s’entraînant devant ses camarades de promotion. « Cette présentation permet de rectifier le tir, d’adapter son discours pour être mieux compris et plus percutant ».
Trouver des appuis. Au cours de ces quelques mois, le futur créateur, épaulé par des spécialistes, a aussi peaufiné son plan de levée de fonds : « Pour rassurer les investisseurs, il faut déposer les statuts avant même d’avoir décrocher son premier client. Plus que les résultats tangibles en termes commerciaux, c’est la pertinence de la technologie développée qui leur fait desserrer les cordons de la bourse. Je n’y aurais jamais pensé tout seul ». Dans sa recherche de financements, Xavier a en outre mis en avant le prix décerné par le ministère de la recherche pour récompenser les jeunes entreprises innovantes qu’il a reçu. « Sans l’appui des enseignants, je n’aurais jamais pu remplir le dossier de candidature avec des chances de succès », remarque l’intéressé qui bénéfice encore aujourd’hui de manière épisodique des conseils des enseignants dans le cadre de la pépinière où il a installé ses bureaux… avant de prendre définitivement son envol.
Mars 2009