Union européenne : la flexicurité à l'épreuve

La Commission européenne a proposé aux pays membres quatre grandes lignes directrices qui devraient les aider à définir leur propre politique en matière de « flexicurité ». En échange d'un accroissement de la flexibilité du marché du travail, les salariés pourraient bénéficier d'un accompagnement en cas de licenciement.
1/ Réduire les différences entre les formes de contrats de travail, en rendant les contrats « atypiques » (les contrats précaires) plus protecteurs, et en réformant les CDI dans le sens d’une progressivité des droits (plus on gagne en ancienneté, plus les droits sont importants).
2/ Sécuriser les parcours professionnels par le développement de la ­mobilité interne et externe et la formation continue.
3/ Mettre en place des contrats adaptés et une politique étendue d’apprentissage pour favoriser l’accès à l’emploi des salariés les plus fragiles.
4/ Lutter contre la dépendance de long terme aux aides publiques par des incitations ciblées, dont la possibilité de cumul des allocations et des revenus du travail.
Consensus improbable. « Il semble peu vraisemblable que la conception qu’a la ­Commission de la flexicurité génère un consensus en Europe. En particulier, on peut s’attendre à une opposition venant des syndicats et de la fraction de centre gauche du Parlement européen », indique l’Institut syndical européen, la think tank de la Confédération européenne des syndicats. Il vient en effet de rédiger un véritable réquisitoire contre la flexicurité qui, selon les auteurs, « nuirait à la cohésion sociale ».

Laurence Estival

Octobre 2007

Haut de page

Pour se former.fr en 1 clic !

Pour se former.fr en 1 clic !