L’Union européenne vient d’adopter un plan d’action jusqu’à 2010 afin d’encourager la mobilité des salariés. Ce projet, qui s’inscrit dans un contexte dynamique – 4 millions d’emplois supplémentaires ont été créés en Europe en 2006 –, pourrait permettre de résorber les problèmes de pénurie de main-d’œuvre rencontrés par plusieurs États membres (Allemagne, Autriche…). Seuls 2 % des ressortissants des 27 travaillent aujourd’hui dans un autre pays de l’espace communautaire. Premier objectif : lever les obstacles législatifs et administratifs grâce à la coordination des différents systèmes de sécurité sociale.
Par ailleurs, pour assurer une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles d’un pays à l’autre, un nouvel instrument, le cadre européen des certifications (CEC), sera déployé. Il reposera sur huit niveaux de référence allant d’un niveau de qualification élémentaire (CAP) aux niveaux les plus élevés (doctorat). Ce dispositif, rendant comparables des diplômes et certifications obtenus dans différents systèmes de formation, devrait en outre faciliter la reprise d’études des salariés dans les pays de l’UE.
À ce titre, la France, qui assurera la présidence de l’UE au second semestre 2008, souhaite promouvoir une plus grande ouverture des universités européennes à la formation continue, en encourageant les programmes en temps partiel et une prise en compte au niveau communautaire de la validation des acquis de l’expérience (VAE), a fait savoir le Premier ministre François Fillon devant l’EUA (Association européenne des universités), à la Sorbonne le 14 décembre dernier.
Laurence Estival
Janvier 2008