Internet au secours des avocats ? La masse d'informations disponibles leur facilite parfois bien la tâche.
Licenciée pour motif économique, une directrice commerciale a gagné aux prud'hommes parce qu'en surfant, son avocate s'était rendue compte que cette entreprise, soi-disant aux abois, déménageait pour des locaux plus grands, renouvelait entièrement son parc informatique et organisait un voyage aux Seychelles pour ses cadres dirigeants et ses meilleurs clients. Peu crédible de plaider les fins de mois difficiles…
En revanche, quelle que soit l'injustice qu'ils subissent, les salariés doivent se garder d'exposer leurs malheurs sur le Web. D'abord parce que tant que le contrat de travail n'est pas rompu, ces derniers ont un devoir de loyauté.
Ensuite, parce que l'entreprise peut attaquer pour diffamation et que, généralement, elle ne se prive pas de le faire.
Aussi parce qu'il y a d'autres risques, pas toujours maîtrisables : licencié d'une grande entreprise de distribution, un cadre a ouvert un blog de soutien, en restant anonyme. Dans un commentaire de soutien, donc a priori sans volonté de nuire, un de ses collègues a mentionné son nom !
Enfin, mieux vaut ne pas hypothéquer l'avenir : sachant que de plus en plus de recruteurs googlisent leurs futurs employés, que pourrait penser un employeur potentiel en s'apercevant que le candidat qu'il souhaite engager dénigre son ancienne entreprise sur sa page Facebook ?
Jean-Marc Engelhard
Avril 2009