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4. Rebondir après un licenciement : être patient

Après une rupture professionnelle, il est essentiel de se remettre dans de bonnes conditions pour affronter à nouveau le monde du travail. Selon les experts, quatre phases sont indispensables pour mettre toutes les chances de son côté : accepter un temps de deuil, faire le point avant de se lancer, s’armer de patience, et enfin utiliser son réseau.

Tisser sa toile peut prendre du temps : neuf mois ont été nécessaires à Éric, après vingt ans d’expérience comme DRH dans un groupe industriel, pour retrouver un poste. Mais il dit être sorti plus riche de cette période, lors de laquelle il a notamment créé un club pour échanger et aider les anciens de l’entreprise qu’il a quittée. Le sentiment que l’on peut soi-même être ressource pour les autres l’a aussi motivé.


Catherine, qui a passé vingt ans dans les ressources humaines d’un grand groupe, a également retrouvé un emploi, loin de sa région d’origine, dans son métier initial qu’elle a choisi de conserver. Elle se sent aujourd’hui plus forte, grâce à un réseau très élargi. “À une exception près, personne ne m’a refusé de rendez-vous, constate-t-elle aujourd’hui. J’ai pu échanger sur mes pratiques, apprendre, c’était enrichissant.” La crise et son cortège de difficultés touchent tout le monde, d’une façon ou d’une autre. En “profiter” pour aller vers les autres est le conseil que chacun donne…

 

Un marché du recrutement qui a évolué

 

Cette façon finalement assez nouvelle en France de retrouver un emploi s’explique aussi par la nouvelle donne du marché du travail en temps de crise. Préparer son retour ne signifie pas, et de moins en moins, répondre de manière frénétique aux offres d’emploi en se donnant à soi-même l’impression que l’on cherche activement, ni activer son réseau sans savoir exactement où l’on désire aller. “La plupart des cadres que j’accompagne n’ont pas une image réelle ni réaliste des démarches qu’il faut engager aujourd’hui, constate Franck Tourtois. Et beaucoup, surtout après 55 ans, pensent qu’ils ne retrouveront jamais d’emploi. À tort.”

Mais ce marché est devenu de plus en plus “caché”. “Il est beaucoup moins lisible qu’il y a encore quatre ou cinq ans. Si on se contente d’identifier les offres en se basant sur les offres d’emploi, on se prive des deux tiers du marché.” En faisant beaucoup moins appel, pour des raisons de coût, aux petites annonces et aux cabinets de recrutement, les entreprises utilisent des voies détournées pour identifier les cadres dont elles ont besoin. Reste à aller à leur rencontre…

 

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Dominique Perez

Février 2011

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