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Indemnités de licenciement : ce qui a changé

La loi sur la modernisation du travail (25 juin 2008) a apporté des modifications notables concernant les indemnités de licenciement. Explications.

1. L’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement

Deux catégories d’indemnités, non cumulables, peuvent être versées au salarié lors de son licenciement (en dehors du cas du licenciement pour faute grave ou lourde) : l’indemnité légale ou l’indemnité conventionnelle, c’est-à-dire appliquée par les entreprises en fonction de leur convention collective.
Le calcul est réalisé en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise, de la date d’entrée du salarié jusqu’à l’expiration du préavis (y compris en cas de dispense de ce préavis par l’employeur).
L’employeur n’a pas le choix : quand les dispositions de la convention collective sont plus favorables au salarié (c’est le cas la plupart du temps) c’est l’indemnité conventionnelle qui doit lui être attribué.

Ce qui a changé :
-Le salarié devait auparavant justifier de deux ans d’activité dans l’entreprise pour bénéficier de l’indemnité de licenciement. Un an suffit désormais. Restent aux conventions collectives à prendre en compte cette modification, ce qui n’est pas encore le cas.

-Le montant de l’indemnité est désormais identique dans le cas d’un licenciement économique et dans le cas d’un licenciement pour motif personnel. Il ne peut être inférieur à un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté, auxquels s'ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de dix ans d'ancienneté.


2. L’indemnité compensatrice de congés payés

Elle est versée au salarié qui quitte l’entreprise sans avoir pris tous ses congés payés. Elle est égale au 1/10ème de la rémunération perçue au cours de la période de référence  (y compris en cas de dispense de préavis accordée par l’employeur). Elle est soumise aux cotisations de Sécurité sociale, à CSG et à CRDS. Attention : elle n’est pas due en cas de licenciement pour faute lourde.


3. L’indemnité compensatrice de préavis


Si l’employeur dispense le salarié de l’exécution du préavis, celui-ci doit quand même lui être payé. Son montant est basé sur le salaire brut du salarié.
Elle est soumise aux cotisations de Sécurité sociale, à CSG et à CRDS.


4. L’indemnité transactionnelle de licenciement

Elle n’est pas obligatoire, mais il s’agit d’une indemnité demandée quand le salarié estime avoir subit un préjudice du fait de son licenciement, qu’il pense injustifié.
Pour pouvoir y prétendre et engager la négociation, il est conseillé de contester le licenciement en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception à l’employeur en détaillant l’objet de votre désaccord. C’est le prélude à la rédaction d’un protocole d’accord, rappelant les faits, établissant le préjudice subi par le salarié et l’indemnité que l’entreprise versera au salarié en compensation et en complément des autres indemnités. Dans ce protocole, le salarié s’engage à suspendre définitivement toute contestation et toute procédure prud’homale.


5. Et en cas de rupture de contrat « à l’amiable » ?

Une indemnité légale doit également être versée au salarié par l’employeur. Elle doit être  comme dans les autres cas de rupture, basée sur la formule la plus avantageuse pour les salariés (donc, dans la majorité des cas, sur ce que stipulent les conventions collectives). Soyez donc vigilant.
Attention : cette possibilité, très nouvelle, ne signifie pas que toute discussion ou négociation sur le montant de l’indemnité soit totalement exclue avec l’employeur, même une fois la rupture du contrat « avalisée » par la Direction du travail. « La rupture conventionnelle permet de se mettre d’accord sur le principe de la rupture mais ne constitue pas une transaction destinée à mettre fin, par des concessions réciproques, à toute contestation relative au contrat de travail », explique Maï Le Prat, avocate.
Il sera difficile évidemment d’obtenir une indemnité transactionnelle en plus de l’indemnité légale, mais si vous constatez par exemple que le montant de cette indemnité n’a pas été correctement calculé, un recours aux Prud’hommes sera encore possible.



Vous vous posez des questions sur le licenciement, vous cherchez un conseil... Venez échanger sur le forum.

Dominique Perez

Janvier 2009

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Commentaires

  • deumaga - 13-04-09 08:35

    Bonjour,

    J\'ai un CDI en tant que collaborateur principal de l\'expert comptable propriétaire du Cabinet.

    Je suis en poste depuis le 1er Novembre 2008 soit environ 5 moi d\'enciennetés. Les 3 premiers mois se se sont bien déroulé et depuis j\'ai ressentir que je suis placardisé et harcelé.
    J\'ai reçu il ya 1 semaine une lettre de mon patron m\'indiquant mon licenciement pour des motifs personnels.
    J\'étais résident à Paris et il m\'a fait un CDI. IL m\'a fait suivre une formation au moi d\'octobre avant le démarrage de mon CDI qui prenait effet à compter du 2 Novembre 2008 chez son fournisseur de logiciel à Vendome pendant que j\'étais en métropole et ceci pour que je puisse être opérationel dès mon arrivée dans les DOM. Un mail m\'a été envoyé à cet effet pour aller suivre cette formation qui a durée 2 jours. Les frais d\'hôtel, le frais de séjour et le transport ont été avancés par moi et ces frais m\'ont été remboursés en fin mars soit après 5 mois.
    Je lui ai demandé une permission d\'une semaine en décembre pour aller à Paris au chevet de ma femme très malade et aussi pour honorer un rendez-vous à la préfecture pour la rgularisation de mes papiers administratifs.Depuis mon retour sa sécrétaire est devenu très désagréatible à mon égard au point qu\'elle ne répondait pas à mes bonjours et je suis vitime des faits suivants.

    -Envoi pour Espionnage dans mon bureau
    -Méprise de mon patron en collaboration avec sa sécrétaire
    -Réunions importantes en absence de soit disant votre collaborateur principal
    -Pression
    -humiliation auprès des collègues et stagiaires
    -j\'occupe un bureau de mon prédecesseur où le désordre règne, avec ma chaise cassée qui me donne actuellement une douleur au dos.Magré mon interpellation à ce propos , mon employeur a fait semblant de téléphoner devant moi pour la commande de mon siège et depuis 5 mois ce n\'est pas arrivé.Je lui ai rappelé dernièrement et il a dit que sa secrétaire n’a pas exécuté ?-Commande d’un siège depuis le mois de novembre 2008 toujours pas arrivé,ce siège actuel où,je travaille, pendant 8h par jour,sur lequeil n\'a pas pu supporter de rester assis dessus pendant 10inutes.
    - laisser prendre un logement, faire venir ma famille alors qu\'il savait mon licenciement depuisi.
    -Pas un seul dialogue ni séance de travail
    -atteinte à ma dignité

    Je dois rencontrer mon employeur le Jeudi 16 pour le projet de licenciement pour motifl personnel. Je souhaite lui écrire par lettre recommender avc AR en évoquant tout ce que j\'endure au sein de son entreprise depuis plus de 2 mois.
    Merci de me dire comment je dois m\'y prendre sachant que depuis un moment tous les pièges me sont tendus soit pour que je démissionne ou faire un faute grave.

    Merci pour votre prompte réaction

    Bien vouloir me communiquer vos coordonées téléphoniques

    Cordiales salutations

    Mon téléphone 0690344171

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