Demander une augmentation ne s’improvise pas. Quand faut-il en parler ? Comment faire ? Combien demander ? Voici les points clés à connaître pour mettre toutes les chances de votre côté.
Quand
1/ À l’embauche : c’est le meilleur moment. Votre employeur vous a choisi, il est souvent pressé et il craint que vous n’acceptiez une autre proposition.
2/ Lors de l’entretien annuel : c’est le moment « officiel ». Les négociations doivent reposer sur des faits tangibles, liés à vos réalisations ou à des informations comparatives (rémunérations et situations des collègues, salaires du marché…).
3/ Lors de l’élaboration des budgets : faites comprendre à votre chef qu’il doit anticiper vos futures demandes (formation, primes, etc.).
4/ Lors d’un changement de poste ou de responsabilités : une promotion n’est pas une récompense. Vous pouvez remercier pour la confiance que l’on vous fait, mais ce changement mérite la plupart du temps une augmentation après trois mois.
Comment
5/ Pourcentage du salaire, montant annuel brut, mensuel brut… En quels termes demander une augmentation ? En demandant un pourcentage, vous vous situez par rapport à l’ensemble des salariés et à l’éventuelle augmentation collective décidée par la direction. La démarche est plus théorique et fait ressortir une demande de reconnaissance de votre travail.
6/ Annoncer un montant précis, de préférence en brut annuel, oriente la négociation vers la gestion budgétaire : le chef de service comparera ce montant à l’enveloppe dont il dispose, et engagera sa négociation plus sur un plan « client-fournisseur ».
Combien
7/ Dans tous les cas, calculez préalablement à quoi correspond le pourcentage d’augmentation demandé : 8,5 % d’augmentation correspond à un mois de rémunération supplémentaire par an.
Florence Chagneau
Novembre 2008