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Salaires : le palmarès des villes les plus (ou moins) inégalitaires

L’Observatoire des inégalités s’est penché sur les écarts salariaux entre les habitants d’une même ville et entre les différentes villes. Il propose aussi un outil pour comparer ses revenus à ceux des autres salariés français !

Quelles sont les villes les plus inégalitaires en termes de revenus en France ? Selon une analyse (1) de l’Observatoire des inégalités parue le 2 novembre 2011, Neuilly-sur-Seine (92) remporte la palme, avec l’écart le plus élevé entre les revenus mensuels des 10 % des habitants les plus modestes et des 10 % des plus riches. Ces derniers perçoivent en effet 9.417 € de plus que les moins aisés, soit près de 11 fois plus ! Boulogne-Billancourt (92) arrive en deuxième position, avec 5.068 € d’écart, suivie de Paris, avec 4.988 €.

La ville de Saint-Nazaire (44) obtient la palme de l’égalité. Si le revenu médian y est peu élevé, de l’ordre de 1.450 € mensuels, le niveau de vie des 10 % les plus démunis (520 €) comme celui des 10 % les plus riches (2.700 €) y est aussi moins élevé qu’ailleurs. On retrouve logiquement ces villes au sommet du classement des villes les plus riches selon le revenu mensuel médian des habitants (2), qui est de 3.656 € à Neuilly, 2.508 € à Boulogne et 2.052 € à Paris. En queue de peloton des dix villes les moins riches selon le même critère, Roubaix (59), avec 786 € mensuels et Aubervilliers (93), avec 886 € mensuels…


Sachez où vous vous situez !


En prime, l’Observatoire des inégalités propose sur son site un outil pour vous situer dans la hiérarchie des salaires. Par exemple, si vous percevez, net, 1.800 € mensuels, sachez que 58 % des salariés gagnent moins que vous. Et, ne perdant pas le Nord, l’Observatoire des inégalités conseille aux salariés les mieux payés de lui faire un don !


(1) Villes classées selon l’indice de Gini, l’écart et le rapport entre les revenus des plus riches et des plus pauvres, le revenu médian mensuel, le revenu minimal des 10 % les plus riches et maximal des 10 % les plus pauvres. Les données utilisées sont des données fiscales de l’INSEE. Elles ne comprennent pas les impôts payés et les prestations reçues.
(2) Source : INSEE, revenus fiscaux des ménages en 2009.

Dominique Perez

Novembre 2011

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