Objectif atteint !

Prise de responsabilités, retour à l’emploi, augmentation de salaire… Deux bénéficiaires de CIF sur trois ont une situation plus satisfaisante grâce à la formation suivie. C’est ce qui ressort d’une vaste étude menée par le CSA pour le Fongecif Ile-de-France sur la trajectoire professionnelle de 1 005 personnes à l’issue de leur congé.

Anticiper pour ne pas subir. Cette enquête le montre : suivre une formation longue (en moyenne 900 heures) représente un nouveau départ pour de nombreux salariés. Si la volonté de réaliser un projet personnel et professionnel arrive en effet en tête des demandes de congé individuel de formation (66 % des réponses), c’est aussi l’occasion de faire face aux aléas du monde du travail. 14 % des bénéficiaires voulaient trouver une issue à une position difficile dans l’entreprise, 11 % changer d’entreprise-  alors que leur emploi n’était pas menacé - et 6 % se préparer à un éventuel licenciement pour motif économique.

Un outil au service de la mobilité. Un à deux ans après la fin de leur formation, qu’en est-il ? Qu’il s’agisse d’une progression en interne ou d’un changement en externe, 80 % des bénéficiaires de CIF sont engagés dans un processus de mobilité. Plus de huit bénéficiaires sur dix de CIF-CDI sont en emploi - un taux stable depuis trois ans – et la moitié ont changé de situation professionnelle. Parmi ces derniers, 88 % exercent une activité « en rapport avec la formation suivie », 49 % ont changé d’entreprise, 75 % exercent une nouvelle profession, 74 % ont des responsabilités plus importantes, 63 % ont vu leurs conditions de travail améliorées et 61 % ont bénéficié d’une hausse de salaire. Près de la moitié des bénéficiaires de CIF ont aussi changé de statut : 13 % des employés et 48 % des agents de maîtrise sont ainsi devenus cadres ou ingénieurs. L’investissement dans une formation semble donc porter ses fruits. Près de neuf salariés sur dix (84 %) ont le sentiment d’avoir réalisé leur objectif et 74 % de ceux dont la situation a changé l’estiment plus satisfaisante à l’issue du CIF. Le satisfecit est général.

Le CIF-CDD au service de l’emploi. Moins connu, le CIF-CDD confirme quant à lui son efficacité dans la recherche d’emploi puisque l’étude révèle que deux anciens titulaires de CDD sur trois sont en poste au moment de l’enquête soit 11 points de mieux qu’en 2003. Autre tendance significative : l’âge pour suivre une formation longue augmente. Si la moitié des bénéficiaires ont entre 30 et 39 ans (lire l’encadré), la part des 40-49 (l’une des priorités du Fongecif-Ile-de-France) a grimpé de 11 points par rapport à 2003 pour représenter aujourd’hui un bénéficiaire de CIF sur trois.

En savoir plus

30 à 40 ans

C’est l’âge moyen des bénéficiaires de CIF, selon le portrait-robot dressé par le Fongecif Ile-de-France. Le profil type des « CIF-CDI » est un homme, employé, issu d’une grande entreprise (plus de 1000 salariés) dans le secteur du service aux entreprises, qui a suivi une formation dans le domaine du transport.  Pour les CDD : il s’agit plutôt d’une femme, elle aussi employée, issue d’une TPE. Si elle travaille elle aussi dans le service aux entreprises, elle suit une formation dans la communication audiovisuelle.

 

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Nathalie Samson

Juin 2007

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