
David Mazurelle, directeur du Fongecif Île-de-France
Pour David Mazurelle, directeur général du Fongecif Île-de-France, même si les salariés sont tentés de reporter leur projet à cause de la crise, ils s’informent de plus en plus.
Observez-vous un impact de la crise sur les demandes de CIF ou de congés bilan de compétences ?
Depuis le début de l’année 2009, la croissance de la demande est ralentie. Je parle ici des projets financés. Avec la crise, les salariés sont tentés de reporter la construction de projet, car ils ont le sentiment que la prise de risque est plus importante. Mais de plus en plus de gens se renseignent.
Quel est l’état d’esprit des salariés ?
Ils sont plutôt inquiets. La situation de l’emploi étant au centre des conversations, nous sommes impactés par cette ambiance fébrile. C’est un paradoxe pour nous, car le bassin d’emploi que constitue l’Ile-de-France est moins touché que d’autres régions. Ceci dit, les gens qui viennent nous voir sont précisément ceux qui sont encore capables d’anticiper sur les évolutions de leur secteur.
Quels conseils donnez-vous aux salariés en cette période ?
La crise est un excellent rappel du fait que chacun est maître de son employabilité. Car même si certaines entreprises arrivent à accompagner les salariés, cette promesse peut vite disparaître en cas de ralentissement brutal de l’activité. C’est donc le moment de venir s’informer, il ne faut pas attendre d’être au chômage pour le faire.
Prévoyez-vous de mettre en place des actions spécifiques pour aider les salariés à faire face à la crise ?
Nous sommes précisément en train de constituer des équipes dédiées, qui devront gérer une partie des fonds vers les publics touchés par la crise. Nous sommes dans une démarche nouvelle, qui consiste à aller au-devant des salariés.
Propos recueillis par Catherine de Coppet
Mai 2009