C’est l’une des principales nouveautés de la loi du 24 novembre 2009 sur la formation. Désormais, les salariés ayant seulement un an d’ancienneté dans leur entreprise pourront demander à suivre une formation hors temps de travail au titre du CIF (congé individuel de formation).
Seule condition : sa durée devra être au minimum de cent vingt heures. Plus besoin du feu vert de son employeur, ce qui est loin d’être négligeable pour qui veut se former afin de relancer sa carrière hors de son entreprise.
Objectif affiché par les partenaires sociaux : augmenter le nombre de bénéficiaires en diminuant les coûts, la prise en charge du salaire, 70 % du coût d’un CIF en moyenne, n’ayant plus raison d’être. Le financement du congé (sic) est réduit aux seuls frais pédagogiques (et éventuellement aux frais annexes).
Reste à trouver la formation idoine. Or, les formations à temps partiel sont finalement assez peu nombreuses. Si quelques universités, grandes écoles ou encore le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) proposent des formules à temps partiel (en fin de semaine par exemple), rares sont celles qui se déroulent le soir ou le week-end et qui sont adaptées à l’emploi du temps tendu des cadres. Et le développement du e-learning démarre à peine…
Gardez en tête tout de même que la priorité des partenaires sociaux reste « la promotion sociale », mais surtout que les Fongecif n’accepteront pas nécessairement de financer tous les projets hors temps de travail. Ces formations viendront en effet empiéter sur des enveloppes jusque-là utilisées pour le CIF « traditionnel » et déjà insuffisantes.
Nathalie Samson
Mars 2010