« Le premier réflexe doit être de parler à son agence pour préciser ses attentes »

Bénéficier d’une formation dans l’intérim, c’est possible. Les conseils de Catherine Delaigue, responsable de la formation intérimaire chez Adecco.

Un CIF oui, mais après réflexion. « Pour qu’une demande de CIF soit acceptée, le projet professionnel doit être motivé. L’intérimaire doit être capable d’exprimer son projet, d’évaluer les apports de la formation envisagée et de prouver que son initiative a de réelles chances de déboucher sur un emploi. Le Faf-tt sera sensible aux perspectives d’insertion professionnelle pour accorder son financement. Il faut donc montrer sa connaissance de l’environnement économique, mais aussi des conditions de travail du métier visé : on peut trouver très bien qu’un intérimaire souhaite suivre une formation pour devenir chauffeur. Mais a-t-il bien mesuré les opportunités d’emploi dans sa région ? A-t-il conscience de la pénibilité de certaines tâches ? »

Distinguer le CIF du DIF. « Même si, dans les deux cas, l’initiative revient au salarié, ces deux dispositifs sont des parents très éloignés. Le CIF est beaucoup plus long et s’inscrit dans le cadre d’un projet de changement de métier ou d’évolution professionnelle. Le DIF permet d’envisager des formations beaucoup plus courtes et opérationnelles, pour perfectionner son niveau en anglais ou en maîtrise de logiciels par exemple. »

Se manifester. « Si un intérimaire veut suivre une formation, son premier réflexe doit être d’en parler à son agence pour préciser ses attentes. L’essentiel dans un premier temps est que le chargé de recrutement enregistre ses souhaits. À charge pour ce dernier de proposer une solution technique et financière quand des opportunités seront possibles. »

  Vous vous posez des questions sur le financement de votre formation, vous cherchez un conseil... Venez échanger sur le forum.

Lydie Colders

Juin 2005

Haut de page

Pour se former.fr en 1 clic !

Pour se former.fr en 1 clic !