Stagiaire de la formation professionnelle : le principe de mobilité interrégionale est acté

Suivre une formation dans une autre région que la sienne sera désormais possible que l’on soit jeune, demandeur d’emploi, ou salarié en reconversion et ce, dans les mêmes conditions que les stagiaires issus de la région d’accueil. Les précisions de l’accord de réciprocité signé le 5 novembre 2010.

Vous habitez Lille ou Paris et souhaitez devenir guide de haute montagne ? Après avoir parcouru les programmes des conseils régionaux, vous vous apercevez que l’Île-de-France ne propose aucun stage correspondant à votre projet, mais la Région Rhône-Alpes si. Qu’à cela ne tienne ! Désormais, vous pourrez suivre la formation proposée par le conseil régional Rhône-Alpin selon les mêmes modalités que les stagiaires de cette région. Seule condition : elle doit s’inscrire dans le programme collectif de formations de la Région. Cette possibilité a été actée dans l’accord-cadre général de réciprocité entre les Conseils régionaux relatif à la circulation des stagiaires signé pour un an, le 5 novembre 2010, à l’occasion du congrès de l’ARF (Association des Régions de France). Objectif : permettre aux individus de suivre une formation qui n’existe pas dans leur région.


Prise en charge. Le principe de réciprocité est mis en œuvre sans conditions pour les actions de formation professionnelle continue et pour l’apprentissage, et par admission aux concours d’entrée pour les formations sanitaires et sociales à sélections ou concours d’entrée.

Dans ce cadre, la région d’accueil pourra financer les coûts pédagogiques et la rémunération des stagiaires selon les mêmes conditions que ses « ressortissants ».

Bilan. Au vu d’un bilan quantitatif de ces réciprocités effectué par chaque région, des dispositifs spécifiques pourront être mises en place pour mieux répondre à certains flux constatés.

 

Un accord sur fond de sécession des Régions de droite
Les 26 Régions françaises ont contribué à l’élaboration de l’accord. Toutefois, le matin même de sa signature, les deux régions ultramarines, La Réunion et la Guyane (toutes deux présidées par des représentants UMP) ont décidé de quitter l’ARF à l’instar de la Région Alsace et de rejoindre l’AERF (Association des élus régionaux de France) créée en juillet dernier par le président de l’Alsace, Philippe Richert (UMP). Seule certitude : les 23 Régions « de gauche » ont signé l’accord vendredi.

 

 

Valérie Grasset-Morel

Novembre 2010

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