L’avis de Lydie Nègre, membre de la commission langues de la Fédération de la formation professionnelle et P-DG de Langues et Entreprises, et de Philippe Joffre, directeur général.
Quelles sont les langues plébiscitées par les entreprises ?
Mondialisation oblige, l’anglais représente aujourd’hui 85 % de nos formations (contre 70 % il y a quinze ans). Après l’anglais, viennent l’italien, l’espagnol, le portugais, l’allemand. Les langues d’Europe du Nord, de l’Est ou celles d’Asie ne concernent pratiquement que les futurs expatriés. Chez nous par exemple, sur cent quarante professeurs, seuls trois enseignent le chinois ! Cela dit, le management interculturel permet pour sa part d’acquérir les usages d’un pays, même sans en parler la langue – car on ne négocie pas de la même manière en Asie et aux États-Unis !Quelles sont les grandes tendances pédagogiques en matière de langues ?
Les contraintes se renforcent : pour des raisons budgétaires, le temps moyen de formation a beaucoup diminué. On est alors passé du développement de connaissances linguistiques à l’acquisition de compétences linguistiques : au lieu de se former pour réussir un test type TOEIC, on suit un stage intensif pour apprendre à travailler au téléphone. Le manque de disponibilité et le nomadisme des cadres ont pour leur part stimulé les formations à distance. Y compris en cours collectifs, avec le Webconferencing – des classes virtuelles, avec un enseignant au téléphone et des documents partagés en ligne. Enfin, pour motiver la personne, on varie les plaisirs, en lui proposant par exemple quatre demi-journées d’atelier en face à face, plus dix heures de formation tutorée et vingt séances au téléphone. Bref, on industrialise l’individualisation.
Est-il réaliste de se lancer dans l’apprentissage complet d’une langue ?
Mais oui, il n’est jamais trop tard ! Si on soumet un article en portugais à un néophyte, il verra qu’il comprend les deux tiers du vocabulaire – signe qu’il arrivera vite à se débrouiller. Même les langues « rares » peuvent être apprises. Cela dit, en chinois, il faudra cent cinquante heures pour maîtriser les rudiments, trois cents à cinq cents heures pour travailler avec des natifs, et huit cents à mille heures avant de pouvoir mener une négociation…
Propos recueillis par Myriam Greuter
Novembre 2008
Commentaires
SOULAIRE - 17-02-10 16:10
bonjour,
Je suis vivement interessée par un passeport en langue anglaise. Je suis actuellement à la recherche d'un emploi suite à un licenciement économique. J'ai adhéré à la CRP. Je suis diplômé du brevet de technicien supérieur en secrétariat de direction. J'ai obtenue ce diplôme en 1994. Cette formation me permettrait d'élagir mes recherches d'emploi vers un assistanat de direction bilingue.
J'aimerai obtenir un rendez-vous afin de connaitre le contenu du passeport, les modalités d'admission ainsi qu'un devis.
Merci de bien vouloir me contacter
SVP
Cordialement
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