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Je ne suis pas à l’aise en réunion [l'anglais sans peine]

A peine recrutée dans une grande banque d’investissement, Caroline* a demandé à profiter, comme tous ses collègues, des cours de langues financés par l’entreprise. Son objectif : écourter la préparation de ses interventions pour les réunions internationales.

« Entre la rédaction des PowerPoint, les vérifications, et les répétitions devant des collègues, je passais deux fois plus de temps pour une présentation en anglais qu’en français. », se souvient cette chef de projet de 30 ans.
Depuis cinq ans, tous les vendredis matin, Caroline profite donc d’un professeur particulier, envoyé par un organisme, qui vient sur son lieu de travail lui donner un cours d’une heure et demie. La leçon s’appuie généralement sur des articles de la presse financière. Elle comprend exercices et discussion. « Je suis libre de modifier le programme, par exemple pour être conseillée avant une présentation orale. »
Cours et expérience aidant, la jeune femme prépare maintenant ses interventions aussi vite qu’en français. « Désormais, jubile-t-elle, je peux tout faire en anglais – même de l’humour ! » Grâce aux enseignants irlandais, anglais, américains…, qui se sont succédé, Caroline a également « formé son oreille » aux divers accents. Et à raison de trente heures avec le même professeur, « une vraie relation s’installe, on prend des nouvelles. Ces discussions informelles me resservent durant les pauses des séminaires. »

* Le prénom a été modifié

Conseils.

Les cours particuliers sont recommandés pour les cadres débordés (horaires et lieu quasi à la carte), pour les formations urgentes (les cours sont calqués sur les besoins) et… les timides (peut-être plus hardis sans public). Seul face à l’enseignant, pas d’échappatoire : il faut parler. « On devient moins perfectionniste, se félicite Caroline. En réunion, lors d’un dîner ou d’une visite de client étranger, on vous pardonnera d’avoir un accent et un vocabulaire approximatifs – pas de vous dandiner en silence. »

Pour compléter le cours et vous initier à d’autres accents, cherchez des gens avec qui discuter en VO – via les instituts culturels, les étudiants étrangers, les associations communautaires, ou le réseau international Tandem, soutenu par Bruxelles, qui vous met en relation avec un locuteur natif pour converser par téléphone, mail, chat… (plus d’informations sur www.enst.fr/tandem).



Myriam Greuter

Novembre 2008

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