Afin d’aider les postulants à choisir l’établissement dans lequel ils vont faire leur MBA, la Graduate School of Business de l'université de Chicago avait choisi le 1er mars de se prêter au jeu des questions-réponses. Reportage.
Ils sont une quarantaine à avoir fait le déplacement dans un grand hôtel parisien. Un public largement masculin qui se presse après le travail pour écouter Arnold Longboy, directeur du « recrutement » de Chicago Graduate School of Business. Au programme : la présentation de l’institution et de ses MBA (full time et part time) avant d’enchaîner avec les questions des participants. Tout est passé en revue par l’assistance : du banal - date limite pour déposer les dossiers, critères pris en compte pour la sélection, organisation des études… – au plus surprenant – les opportunités de carrière sont-elles les mêmes après un full-time MBA ou un part-time MBA. Nombre de candidats potentiels sont en effet étonnés par le fait que les deux programmes soient identiques alors qu’ils ne demandent pas le même temps de présence. « Dans un part-time, on n’a pas le temps de faire la fête », prévient, un brin ironique Larissa, participante de l’actuelle édition qui a choisi la formule à temps partiel à Londres. Tour à tour, sans langue de bois, les « anciens », invités pour apporter des témoignages concrets, répondent à l’auditoire. Le tout en anglais, of course, au milieu d’un public composé à 90 % de Français… Dernière étape de cette soirée : le cocktail qui permet d’échanger et d’entrer plus dans les détails dans la langue de Molière cette fois-ci.
Habituée de ce type de présentation, Anne qui travaille dans un cabinet de conseil en informatique, affine à l’issue de chacune de ses manifestions, sa liste d’écoles cibles. « On se rend assez vite compte de l’ambiance qui doit régner sur le campus », explique-t-elle, un peu échaudée par la présentation faite il y a quelques mois par Harvard jugé « trop élitiste ». Jacques, entrepreneur qui est en train de vendre sa société pour faire un MBA, reconnaît pour sa part que c’est à l’issue de la présentation effectuée l’année dernière par l’école américaine qu’il a décidé finalement d’y tenter sa chance. Compte tenu de l’investissement, la participation à une de ses soirées n’est donc pas du temps perdu. Avis aux candidats…
Laurence Estival
Mars 2007