Forts de leur ascension dans les classements, les MBA européens progressent auprès des entreprises qui revoient chaque année à la hausse le nombre d’institutions du Vieux continent inscrites dans leur recruitment tour sur les campus. Souhaitant attirer des MBA dans ses filets, Schneider Electrics a, par exemple, choisi d’étendre le nombre de ces viviers en ajoutant aux grandes universités américaines, des écoles européennes comme la London Business School ou Bocconi. Bain & Company s’est récemment ouvert à HEC et à l’IESE. La montée en qualité des cursus, la diversité culturelle et géographique des promotions, les ont convaincues dans un contexte d’internationalisation de leurs activités.
Ces perspectives de recrutement et la durée des MBA européens (un an contre deux aux Etats-Unis), qui fait baisser la facture, attirent les candidats. Les établissements américains, concurrencés par ailleurs par la montée en puissance des universités asiatiques, n’ont cependant pas dit leurs derniers mots. L’université de Stanford a accumulé un trésor de guerre de 18,8 milliards de dollars de dotation en 2007 contre 4,3 milliards il y a dix ans. Chaque année, les versements volontaires des anciens à la business school de Stanford lui permettent de récolter quelque 13 millions de dollars. La dernière campagne de levée de fonds réalisé par Harvard Business School a pour sa part rapporté 600 millions de dollars. De quoi leur permettre de contre-attaquer.
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Laurence Estival
Octobre 2008