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Sybille von de Fenn, fondatrice du cabinet de recrutement Terra Connecta

Un MBA à l’étranger constitue-t-il un tremplin pour une carrière ?
Si les entreprises apprécient les cadres qui ont une expérience internationale, effectuer un MBA à l’étranger ne permet pas toujours de faire la différence lors d’un recrutement. Cela prouve aux yeux des recruteurs que le candidat est capable de s’adapter dans un environnement international, mais cela ne garantit rien des retombées pour sa carrière.

N’est-ce pas l’opportunité de s’immerger dans un pays où l’on souhaite éventuellement s’installer ?
Choisir son MBA en fonction du pays, cela peut en effet être une bonne idée. On va s’imprégner de la culture locale, de la façon de faire des affaires dans ce pays. Étant sur place, on aura moins de difficultés à valoriser sa formation. Mais il faut vraiment être sûr de vouloir et de pouvoir rester sur place. Dans de nombreux pays, ce n’est pas évident, car la concurrence avec les étudiants locaux est vive. Pour avoir une chance, il faut apporter un « plus » aux entreprises par les compétences que l’on a pu développer avant de faire un MBA. Il faut toutefois faire bien attention. Car si l’on doit ensuite retourner en Europe, ou si l’on a envie de partir aux États-Unis, la question de la reconnaissance du MBA se posera.

C’est-à-dire ?
Pour les recruteurs, avoir fait un MBA ne signifie plus grand chose. Ce qui compte, en revanche, c’est la valeur de l’école dans laquelle on a suivi sa formation. Les palmarès internationaux restent leur référence. Cela ne sert à rien de partir au bout du monde si c’est pour faire un MBA qui n’est pas connu internationalement. Et seuls ces MBA permettent réellement de faire un bond professionnel.

Février 2007

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