S’appuyer sur les Executive Masters of Business Administration pour préparer les futurs dirigeants du Groupe, telle est la stratégie adoptée à EDF, explique Michel Marchand, directeur pédagogique de l’université d’entreprise.
Comment votre entreprise gère-t-elle les demandes de formations diplômantes?
Nous avons identifié un certain nombre de cadres que nous souhaitons préparer à devenir, dans cinq à dix ans, les dirigeants de demain. Pour les accompagner, nous avons décidé de favoriser les Executive MBA. Ces programmes de management général permettent d’aborder tous les aspects de l’entreprise, mais aussi de travailler avec des personnes venant d’univers différents et de développer des réseaux internationaux. Cette ouverture intéresse EDF. Le nombre de personnes concernées, 15 cette année, devrait monter en puissance : d’ici à trois ans, ce sont en moyenne une soixantaine de cadres venant de tous les pays du Groupe que nous allons chaque année orienter, en fonction de leur projet professionnel, vers une vingtaine de MBA internationaux.
Et pour ceux qui n'ont pas été sélectionnés?
Il existe des démarches individuelles, tel le CIF [congé individuel de formation], qui permet de prendre en charge le suivi d’une formation diplômante. L’entreprise favorisera la réalisation des projets personnels. À ces personnes ensuite de montrer qu’elles peuvent intégrer le groupe que nous avons identifié.
Vous ne parlez pas des masters permettant d'obtenir une double coméptence ou de confirmer un degré d'expertise dans un domaine...
Pour nous, les masters ne sont pas une priorité : ils seront utilisés quand un besoin de formation à une compétence spécifique sera identifié. Pour les cadres qui ambitionnent d’évoluer dans l’entreprise et de prendre des postes de management, une formation générale se révèle plus adaptée. Concernant les formations techniques, nous avons décidé de privilégier les formations internes sur des domaines très pointus.
Laurence Estival
Avril 2007