A 37 ans, Christophe, comptable, a demandé la prise en charge de sa formation à son employeur par simple courrier. « Je voulais à la fois valider mon expérience, m’ouvrir sur d’autres horizons professionnels, et obtenir une forme de reconnaissance de la part de mon entreprise. » Après de nombreuses années passées sur ce poste très exigeant, Christophe avait besoin d’un « signe » positif de son employeur autant que d’envisager une progression professionnelle. Il choisit une formation organisée sur deux années au Cnam, menant au diplôme de « gestionnaire d’organismes à vocation sociale et culturelle ». L’employeur, par retour du courrier, lui annonce qu’il accepte la prise en charge de la première année de formation, pour un montant de 2 400 euros. La demande de Christophe est sans doute arrivée au bon moment. Un budget formation non totalement utilisé, des salariés peu habitués à cette démarche et une entreprise qui souhaite refléter une image positive… plusieurs raisons peuvent expliquer la décision de l’employeur. Au cours de la première année, Christophe veille bien à ce que son temps de formation n’empiète jamais sur sa vie professionnelle. Probablement rassuré sur ce point, l’employeur décide de financer également la deuxième année de formation. Seul regret de Christophe aujourd’hui : ne pas avoir plus travaillé, en amont, sur un projet professionnel avant de choisir une formation.
Dominique Perez
Février 2005