VAE : quel titre ou diplôme choisir ?

Difficile de se repérer entre les quelques milliers de diplômes, de titres à finalité professionnelle et de CQP accessibles par la VAE. Voici les trois principaux éléments à examiner pour faire le bon choix.

1. Votre niveau de qualification

Tous les diplômes et les titres qui figurent dans le RNCP sont classés selon cinq niveaux qui correspondent au degré de compétence des titulaires et aux responsabilités qu’ils sont capables d’assumer dans leur emploi.
Niveau I (bac + 5) : connaissance affirmée des fondements scientifiques, maîtrise des processus de conception, de recherche ou d’expertise.
Niveau II (bac + 3-4) : maîtrise des fondements scientifiques de la profession, conduisant à l’autonomie dans l’exercice de cette activité.
Niveau III (bac + 2) : capacités et connaissances permettant d’assurer de façon autonome des responsabilités de conception et/ou d’encadrement et/ou de gestion.
Niveau IV (bac) : capacité à exercer un travail de façon autonome dans la limite des techniques qui y sont afférentes.
Niveau V (CAP-BEP) : capacité d’utiliser les instruments et techniques qui se rapportent à un travail d’exécution.

Le contenu de votre métier
Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous avez tout intérêt à choisir un titre ou un diplôme spécialisé à finalité professionnelle proche du contenu de votre métier. « En informatique, par exemple, il existe de nombreux diplômes universitaires très orientés vers la pratique tels que les DUT ou les licences professionnelles. Les « Mc Giver » de l’ordinateur pourront facilement dialoguer avec les enseignants et obtenir un maximum de dispenses. En revanche, la filière classique – DEUG, licence, maîtrise… – leur est moins accessible car elle réserve une place très importante aux mathématiques », souligne Michel Blachère, responsable du service de validation de Paris 5.

La valeur de la certification
Le système de certification français fonctionne sur différents niveaux de reconnaissance.
Les diplômes d’Etat et les titres professionnels du ministère du Travail ont une valeur nationale et indépendante de l’établissement qui les délivre. Du moins en théorie : sur un même domaine de spécialisation, par exemple, un DESS peut être prestigieux dans une université, médiocre dans une autre.
Les titres d’établissement valent surtout par la notoriété de celui qui les délivre. C’est ainsi que le diplôme d’une Sup de co de province ne rivalisera jamais avec celui d’une grande école de commerce de type ESSEC ou HEC bien que le niveau de recrutement et la durée des cursus soient identiques. Dans cette catégorie, seuls peuvent prétendre à une reconnaissance officielle de l’Etat les diplômes d’écoles de commerce visés par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur et les diplômes d’écoles d’ingénieurs homologués par la CTI (Commission des titres d’ingénieurs).
Les labels (BADGEs, Mastères spécialisés…) sont des marques déposées de la CGE (Conférence des grandes écoles). Ils sont attribués à des dispositifs de formation dont la durée est comprise entre sept semaines (plein temps) et deux ans (temps partiel). Leur valeur est très difficile à apprécier.
Les CQP, quant à eux, ne sont reconnus que dans la branche professionnelle qui les délivre. En règle générale, ils donnent lieu à un positionnement sur la grille de classification de la (ou des) convention(s) collective(s) concernée(s).

Un validé averti en vaut deux
Pour ne pas se perdre dans ce paysage foisonnant et contrasté, il est important de prendre des précautions. En effet, de nombreuses écoles et universités ne se privent pas de facturer très cher des prestations de VAE conduisant à des certifications totalement inutiles.
Si vous êtes à la recherche d’un emploi, consultez les offres pour vérifier que la certification convoitée est connue et appréciée des recruteurs. Renseignez-vous également sur le devenir des détenteurs de cette certification.
Si vous êtes salarié en activité, assurez-vous que votre futur diplôme, titre ou CQP correspond à un besoin de l’entreprise et négociez à l’avance les bénéfices que vous pourrez en retirer (augmentation, mobilité à court ou à moyen terme…). Sachant que si vous avez mené la démarche à son insu, votre employeur ne sera nullement tenu de prendre en compte votre nouvelle certification.

 

Vous vous posez des questions sur la VAE, vous cherchez un conseil pour choisir un diplôme ou monter votre dossier... Venez échanger sur notre forum

 

Olivier Zeller

Septembre 2004

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Commentaires

  • fanfan - 28-03-09 17:44

    Bonjour,
    Peut on passer une VAE en comptabilité après un BTS ? si oui, quels diplômes ? oû puis-je m\'adresser en sachant que j\'habite dans le 77 coté melun.
    merci

  • mylène - 19-02-10 08:56

    Bonjour, je suis titulaire d'un BTS et travaille depuis 9ans en Secrétaire Standardiste je souhaiterait faire une VAE afin d'obtenir un diplôme.

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