Le témoignage de Jean-Luc France, 46 ans, responsable d'exploitation pour le groupe Rhodia.
Le déclic. « Lorsque Rhodia m’a proposé une validation de mes acquis, j’étais déjà une figure atypique : entré dans le groupe en 1990, avec un DUT [bac + 2] en génie chimique, je venais d’atteindre un poste de responsable de fabrication, normalement destiné aux ingénieurs. J’encadrais 80 personnes. “Tu as les compétences pour, m’ont dit mes responsables, mais on va accompagner cette promotion par une formation diplômante.” »
Le parcours. « En 2005-2006, pendant dix-huit mois, j’ai donc suivi la formation de l’ISTP, l’École des mines de Saint-Étienne. On avait trois ou quatre jours de cours par mois à l’école (je puisais dans mes RTT et mes congés), quinze à vingt heures hebdomadaires de devoirs à la maison, et je devais encore consacrer mon samedi à la formation. J’ai trois enfants. À la moitié du cursus on a failli flancher, mais l’implication des profs nous a galvanisés, et j’ai décroché mon titre d’ingénieur. »
Le changement. « Rhodia m’a proposé un poste à la DRH France, et, dix-huit mois plus tard, la direction d'une unité de 250 personnes près de Mulhouse. À chaque fois, cela représentait un changement de domaine, une montée en grade, et un gros coup de pouce salarial. »
Et si c’était à refaire ? « Je signerais tout de suite ! Sans ce diplôme, je n’aurais pas pu accéder à de tels postes. En outre, le cursus a raffermi deux de mes convictions : l’importance de la solidarité dans un groupe, et mon adéquation avec la fonction de manager. »
Myriam Greuter
Septembre 2008