« La VAE doit être un projet partagé »

Dominique Bonnot, Garf

Trois questions sur la VAE à Dominique Bonnot, membre du Garf (Groupement des acteurs et responsables de la formation en entreprise), qui regroupe 800 professionnels de la formation et des RH.

Quel regard portent les entreprises sur la VAE ?

Pour celles qui n'ont pas encore tenté l'expérience, la VAE est une terre inconnue, entourée de préjugés : « Un titre obtenu par la VAE ne vaut pas un diplôme classique », « Décrocher un diplôme sans suivre de formation n'apprend rien »… Faux ! Réfléchir sur son métier développe de la compétence aussi sûrement que d'aller en cours. Les salariés en sortent plus assurés, plus motivés, plus dynamiques. Pour un cadre formé sur le tas, la VAE est une garantie de professionnalisme et un passeport pour l'avenir. Mais l'employeur peut craindre qu'il aille ensuite voir ailleurs. Les deux parties ont donc intérêt à ce qu’il s’agisse d’un projet partagé.


Comment présenter son projet à l'employeur ?

Il faut en parler au n+1 puis aux RH, en montrant les avantages : vous serez plus compétent, plus mobile en interne, et ce, sans que l'employeur ait à rémunérer la centaine d'heures (minimum) du cursus, qui ont lieu hors du temps de travail. L'entreprise a tout à y gagner.


Que faire pour développer la VAE ?

Les certificateurs devraient adapter leurs référentiels d'évaluation, en distinguant la formation initiale, qui donne un potentiel de connaissances à un jeune diplômé, de la VAE, qui, reconnaît la réalité des compétences d'un professionnel. Dans son travail, tout cadre utilise des techniques, sans savoir en dégager les fondements académiques. Il faut donc aussi un bon accompagnement, pour comprendre le vocabulaire et le référentiel du jury.

Propos recueillis par Myriam Greuter

Avril 2009

Haut de page

Pour se former.fr en 1 clic !

Pour se former.fr en 1 clic !