VAE : comment l’étendre à tous les publics ?

« Donner un nouvel élan à la VAE » : c’est l’un des objectifs du groupe de travail sur la validation des acquis de l’expérience, qui a rendu sa copie au secrétariat d’Etat à l’emploi fin décembre 2008.

Présidé par Vincent Merle, professeur au Cnam, le groupe de travail mis en place dans le cadre de la préparation de la réforme de formation professionnelle a exploré trois grands axes : l’information et l’accompagnement des candidats à la VAE, la lisibilité du système de certification, les conditions de développement de la reconnaissance des compétences en entreprise. « La VAE n’a pas rencontré dès son adoption le succès quantitatif que certains escomptaient (…), mais (elle) n’en est pas moins passé d’un dispositif quasi expérimental, porté par des militants, à une démarche connue du plus grand nombre et intégrée dans les politiques de gestion de ressources humaines et de qualification des salariés de très nombreuses entreprises, de branches professionnelles et de territoire », est-il constaté en préambule.  

Financer et accompagner. Parmi les points abordés, la question de la complexité des financements est soulignée « Si on veut simplifier les procédures, il faudrait avoir une communication « tout public » sur cette question, et cibler les actions sur les publics prioritaires », préconise le rapport. Pour que les candidats n’aient pas à chercher eux-mêmes ce financement, et que tout candidat puisse être financé, quelque soit son statut. Ceci concernant aussi bien les frais d’inscription et de dossier que celui de l’accompagnement. Le rapport préconise également un accompagnement renforcé pour certains publics, pendant la réalisation du dossier mais surtout en amont (choix de la certification) et en aval (aide à la mise en place des préconisations du jury en cas de validation partielle).

Enseignement supérieur : des efforts à faire. « Les pratiques de VAE sont très diverses dans les universités », souligne le rapport, « en fonction notamment de l’implication des présidents et de l’engagement des enseignants ». Tout en reconnaissant le rôle actif de ces établissements, le rapport préconise une plus grande implication des enseignants, en particulier dans l’accompagnement pédagogique, et la rémunération des professionnels membres des jurys.

Certifications : un système à simplifier. Mettant en évidence la profusion et la diversité des certifications, le rapport prône une régulation d’ensemble, en clarifiant « le périmètre du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) , en améliorant sa structuration et en homogénéïsant les procédures ».

Dominique Perez

Janvier 2009

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