Ils étaient 2 millions en 1990, ils sont désormais 3,5 millions dans le privé, selon l'Agirc. En vingt ans, quelles ont été les évolutions marquantes de la fonction cadres ? C’est la question à laquelle l’Apec tente de répondre dans sa dernière enquête : « les cadres français et leur diversité ».
De plus en plus de femmes cadres. Premier constat : la population est majoritairement masculine, même si la proportion de femmes est passée de 23 % à 34 %. Une disparité qui ne doit pas occulter leur impressionnante progression : +136 % de femmes cadres sur deux décennies, contre + 39 % seulement pour les hommes.
Trouver des solutions. Autre évolution : l’encadrement au sens propre diminue. Alors qu’en 1990, gérer une équipe était la vertu essentielle d’un cadre, en 2010, 51 % d'entre eux estiment que la qualité numéro 1 est l'analyse et la capacité à trouver des solutions, devant l'aptitude à prendre des responsabilités et la compétence à animer une équipe.
Distance. Si, selon l’enquête, les cadres ont « pris une distance raisonnée envers leur entreprise », ils déplorent le manque d’attention de leur direction sur leur vie professionnelle : la moitié d’entre eux pensent que les dirigeants ne sont pas attentifs aux conditions de travail de leurs salariés. Pire : 22 % seulement estiment que l'équilibre entre leur implication professionnelle et la reconnaissance qu'ils reçoivent (et qui se traduit notamment par une rémunération correcte) est satisfaisant.
Conseil externe. Conscients de la nécessité de s'adapter sans cesse, ils sont pourtant rétifs à l'idée de consulter le service de gestion des ressources humaines de leur entreprise, préférant s'adresser à un expert extérieur qui prend en compte leur parcours et les conseille de manière personnalisée.
Claire Padych
Novembre 2010