L’analyse de Stéphane Einhorn, fondateur du cabinet de coaching Coach & Moi.
Le patron d’Hélène a accepté son emploi du temps à quatre cinquièmes, mais désapprouve l’initiative sur le fond. Il n’a pas le courage de lui dire non. Or ne pas avoir l’appui de son chef dans ce cas, c’est forcément se mettre en difficulté. Et l’assurer que le travail sera fait devient piégeant, surtout quand les journées sont déjà chargées. La situation peut vite devenir tendue, car le N+1 ne fera rien pour vous aider.
Acter un nouveau partage des tâches. Déchargez-vous de certaines responsabilités, en conservant bien entendu les plus importantes. Tentez de trouver des solutions pérennes (une délégation de tâches à un collaborateur, une tierce personne en temps partagé…) à proposer à votre patron. Ainsi, vous vous dégagez réellement d’une part de votre activité. Et vous éviterez que les dossiers atterrissent de nouveau sur votre bureau en cas de problème.
Montrez-vous souple. Bertrand a bien joué : en organisant une présence tous les jours, il allège l’idée de son absence. À temps partiel, mieux vaut faire preuve d’une certaine souplesse : savoir être là à plein temps pendant quelques semaines si un gros projet tombe rassurera votre chef. À condition, bien sûr, d’avoir négocié de récupérer vos jours plus tard ! D’où l’importance d’avoir en réserve une solution de garde pour ses enfants, afin de ne pas se retrouver coincé…
Lydie Colders
Novembre 2007