Quel manager suis-je ? Le manager de projet

Qui est-il ?

Cette fonction est apparue quand l’entreprise a pris conscience du besoin de mettre en place des groupes de travail multimétiers transverses pour résoudre des problèmes complexes ou à forts enjeux, tels que celui de la qualité. Aujourd’hui, le métier de manager de projet existe en tant que tel sous diverses appellations (chef de projet, directeur de projet). Typique des métiers de conseil, il est présent également dans le marketing et  la recherche et développement. C’est souvent une opportunité de se tester pour se diriger vers un poste de manager hiérarchique. Le manager de projet est le pilote sans statut hiérarchique d’une équipe de contributeurs mobilisés sur un même objectif : celui de mener à bien un projet défini dans le temps et avec des ressources habituellement consacrées à d’autres activités. Le manager de projet est donc un chef d’orchestre bien particulier : son équipe ne lui reporte pas directement. Ce profil renvoie à des situations différentes selon que l’on doit gérer un seul ou plusieurs projets simultanément.


Ses atouts :  

Pour réussir dans ce type de fonction, ce manager doit s’appuyer sur 5 piliers :

La capacité à développer et susciter un engagement pour le succès, soutenir, promouvoir et assurer l’harmonisation avec la vision et les valeurs de l’organisation.
La communication : la capacité à communiquer par oral et par écrit, en face à face et en groupe, pour informer, recadrer, motiver et piloter.
La valorisation des contributeurs directs, l’implication des managers des contributeurs du projet et la relation avec celui qui porte le projet en développant les expertises de chacun.
L’esprit d’initiative et la faculté de rebondir face aux aléas.
L’établissement d’alliance selon les étapes du projet : la capacité à travailler en équipe intermétiers et à gérer un jeu d’acteur avec les contributeurs et leurs hiérarchiques.


Ses points de vigilance :

C’est en situation de stress et de pression sur les enjeux du projet que s’impose la vigilance sur certaines erreurs et pièges dans lesquels il peut tomber. Le risque majeur est de sous-estimer le temps nécessaire à une tâche et d’oublier d’intégrer la préparation, la maturation, les impondérables, les interruptions.

Les négociations entre deux portes, notamment sur les aléas du planning, peuvent avoir un effet domino désastreux sur la qualité du projet et la motivation des contributeurs qui se sentent associés à un échec annoncé. Attention aux risques d’une communication – centre névralgique de la motivation et de la valorisation des différents acteurs – irrégulière, d’un style perçu comme « monocorde » et sans valeur ajoutée. Passer en force lorsque les tensions et conflits sont larvés constitue un risque majeur car le manager de projet ne dispose pas des même moyens que le manager hiérarchique qui peut, lui, être directif dans certaines situations.


Conseils pour réussir dans la fonction :
Les qualités nécessaires pour réussir sont subtiles car empreintes d’une dimension politique inhérente à tout projet. Le manager doit avoir une triple compétence : projet (planning, méthodologie, pilotage…), humaine (communication, négociation, assertivité…) et stratégique (politique, gestion des risques, devoir d’alerte…).

En amont, il est primordial de s’assurer que le projet sera bien sponsorisé au plus haut niveau de la direction. Il faut oser demander les ressources humaines et financières nécessaires avec un argumentaire solide et des alliés bien choisis pour servir les trois dimensions d’un projet : l’expertise métiers, l’esprit de coopération entre services ainsi que le politique. Enfin, on doit penser aux critères de sélection d’un contributeur : ses compétences, sa motivation et surtout sa disponibilité. Parfois, il vaut mieux avoir un contributeur moins compétent, mais disponible et, bien sûr, motivé.


Partagez et approfondissez ce questionnement avec votre hiérarchie, la direction des ressources humaines ou votre réseau en passant si besoin des tests d’approfondissement pour valider ce premier portrait.
Les autres ne perçoivent pas toujours les mêmes qualités que vous et les retours d’image constituent toujours une expérience enrichissante. Le regard extérieur permet de prendre du recul pour comprendre et améliorer le niveau de conscience individuelle. Demandez à quelqu’un qui vous connaît bien de répondre à ce questionnaire en se mettant à votre place, vous serez forcément étonné.
Une plus grande confiance en soi-même dans les situations de groupe permet d’améliorer ses qualités interpersonnelles et d’établir de meilleurs rapports humains.

Pour savoir si vous correspondez à ce profil ou à un des 3 grands autres types de profil du manager, testez-vous sur "Quel manager suis-je?", réalisé par BPI pour Pourseformer.fr

Mars 2009

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