Noël : l’occasion de souder son équipe ?

Si les fêtes de fin d’année sont une période appropriée pour partager un moment de convivialité, c’est aussi l’occasion de renforcer la cohésion interne. Ou comment joindre l’utile à l’agréable…

Brigitte Herbomez est directrice générale de la filiale française de Wim Bosman, une entreprise de logistique. Son activité : l’organisation de trans­port maritime, aérien ou routier à l’international. Cette PME de 42 personnes a une spé­cificité : « Nous faisons partie des sept premières entreprises en France à avoir obtenu le label “Égalité professionnelle hommes/ femmes”, en 2004 », s’enorgueillit la directrice. Si la société est pionnière dans l’équité, elle a longtemps été assez traditionnelle dans son approche des fêtes de fin d’année. « La direction offrait aux salariés un buffet préparé par un traiteur », résume Brigitte Herbomez.

Donner la main aux salariés. C’est au cours d’une réunion trimestrielle consacrée à l’égalité qu’est née cette idée : remplacer le buffet par un déjeuner où chacun apporte une spécialité culinaire qu’il a préparée. La directrice est d’emblée emballée par le concept. « La prise en main de la fête par les salariés m’a paru une excellente chose, se souvient-elle. Je les ai donc laissés s’organiser, prenant bien garde de ne pas intervenir. Ce sont les délégués du personnel qui ont coordonné la préparation. Je n’ai pas cherché à répartir les tâches : entrée, plat ou dessert, chacun préparait ce qu’il désirait. Je ne voulais surtout pas casser les enthousiasmes ! » Ce sont aussi des salariés volontaires qui décorent la cantine. Brigitte Herbomez, elle, décide de fermer l’entreprise pendant deux heures et demie le jour J, s’assurant que les clients sont prévenus, et invite tous les salariés à participer.

Découvrir de nouvelles cultures. Le déjeuner reste un grand souvenir pour tous, en particulier pour la directrice. « Nos salariés sont d’origine française, congolaise, camerounaise, hollandaise, anglaise, antillaise, marocaine, tunisienne et turque, détaille-t-elle. Imaginez la variété des plats posés sur la table, des odeurs et des couleurs ! Tourte berrichonne, quiche lorraine, pudding, poulet congolais, bœuf camerounais, couscous ou acras…, tout le monde a goûté à tout avec curiosité. »
Ce qui a le plus marqué la dirigeante, c’est la fierté de ceux qui faisaient décou­vrir leur culture à travers une recette. « Les salariés nous expliquaient l’histoire du plat, comment leur mère le cuisinait au village, et comment ils essayaient eux-mêmes de perpétuer la tradition en France, même s’ils avaient des difficultés à y trouver les ingrédients idoines. C’était un moment très émouvant, qui a soudé les équipes. Sûrement la meilleure fête de Noël que nous ayons vécue dans l’entreprise. » 

Une réussite qui donne des idées. Sur le même principe, l’Épiphanie a donné lieu à un concours de galettes des rois, ouverte à tous les salariés. « Nous avons même acheté une coupe pour récompenser le vainqueur », explique Brigitte Herbomez… Et pour Noël 2007, un déjeuner de spécialités du monde est à nouveau au programme.

Marie-Pierre Noguès-Ledru

Décembre 2007

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