
Florent Santin
Florent Santin, 26 ans, manager du pôle génie logiciel au sein d’une SSII spécialisée dans les technologies de développement Microsoft.
Le déclic. « Début 2006, pour clore mes cinq ans d'études à l'Epitech, une école d'ingénieurs spécialisée en informatique, plutôt que de continuer à œuvrer dans le conseil comme je le faisais depuis deux ans en parallèle de ma scolarité, j'ai choisi d'effectuer un stage de six mois au sein d’une SSII spécialisée dans les technologies de développement Microsoft. L'intérêt était double : monter en compétences et, si possible, me faire ensuite embaucher dans cette SSII parisienne d'une centaine de salariés, très performante dans les technologies de développement Microsoft. »
Le parcours. « À l'issue de mon stage, en septembre 2006, j'ai décroché un CDI de consultant formateur. Cinq mois plus tard, j'ai été nommé responsable adjoint du pôle génie logiciel. Mon supérieur m'a pris sous son aile, me laissant développer l'activité, creuser mes idées… et me planter parfois ! En décembre 2007, juste avant mes 25 ans, à la faveur d'une réorganisation, je suis passé manager du pôle, qui s'était étoffé en même temps que la société. Je me suis retrouvé à la tête d'une vingtaine de personnes. »
Le changement. « C’est une PME à l'esprit familial. La hiérarchie n'est pas lourde, l'ambiance solidaire, les initiatives valorisées. Le diplôme n'y est pas aussi déterminant que dans un grand groupe : un de nos managers de pôle a par exemple un BTS de tourneur-fraiseur. Moi qui voulais m'éclater dans la technologie et apprendre auprès des meilleurs, je me suis régalé. Aujourd'hui, je regrette un peu de moins m'occuper de technologie, au profit du management. En revanche, je me consacre davantage au développement commercial, ce qui me plaît beaucoup. »
Et si c'était à refaire ? « J'ai eu de la chance et je suis ravi de mes choix. J'ai mis seulement deux ans à atteindre mon poste. Il m'en aurait fallu dix dans un grand groupe. Ceci dit, ça ne se serait peut-être pas aussi bien passé dans une autre PME. »
Propos recueillis par Myriam Greuter
Avril 2009