Si les managers les plus affectés actuellement sont ceux du Royaume-Uni, des Etats-Unis et du Brésil, les Français se distinguent par une confiance moindre en leurs dirigeants pour assumer le coût humain de cette crise. C’est ce que révèle l’analyse détaillée que proposent les cabinets BPI et BVA (1). 57 % d’entre eux seulement (contre 67 % en moyenne dans les autres pays) pensent que leur direction sera capable d’être attentive au bien-être des salariés, 60 % (contre 70 %) à motiver les salariés, 59 % (contre 68 %) à résoudre un conflit social… De même, ils sont peu enclins à faire confiance au gouvernement pour résoudre la crise : seuls 30 % (contre 41 % en moyenne ) jugent efficaces les mesures prises.
(1) Les managers face à la crise, enquête internationale réalisée par internet dans 14 pays en décembre 2008 auprès de 300 à 1000 managers par pays.
D.P.
Février 2009
Aller plus loin
Le dirigeant, un salarié comme un autre ?
Objectifs maintenus malgré le rétrécissement des budgets, réduction d’effectifs, gels des investissements, salaires figés…, la crise engendre des réflexes de durcissement managérial, surtout dans les grandes entreprises. A la brutalité de la crise financière, puis économique, succède une forme de violence managériale, elle-même source de stress. L’analyse de François Enius, coach de dirigeant.