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J’ai du mal à rédiger des dossiers techniques [l'anglais sans peine]

À son arrivée à Londres en 2001, Géry Deffontaines a déjà un fort bon niveau d’anglais, qu’il a étudié pendant douze ans, dans le secondaire puis à Sciences po. Il a même passé cinq mois en stage à Manchester. Mais lorsqu’il débute à la City, au sein d’une grande banque d’affaires, le jeune analyste financier s’inquiète de n’avoir jusqu’ici « jamais vraiment été formé à la rédaction ».

« J’avais toujours cherché à pratiquer un “bon anglais”. Résultat : mon vocabulaire était parfois suranné, j’avais des prétentions trop littéraires et il me manquait les idiotismes. Je craignais de ne pas savoir transcrire certaines subtilités, et je voyais bien que je rédigeais moins vite que d’autres collègues étrangers. »
Heureusement, assure le trentenaire, il est possible de se perfectionner par ses propres moyens. « Le vocabulaire technique, assez limité, s’acquiert très vite. » Quant au style et aux tournures typically British, « rien ne vaut l’imitation », lance Géry : « Je regardais les présentations de mes collègues pour m’imprégner de leurs formules. Et j’ai longtemps été abonné à The Economist, que je décryptais dictionnaire en main ; les commentaires statistiques ressemblent à ce que je pouvais être amené à écrire à la City. »

Conseils.

« L’autoformation ne va pas de soi », avertit Philippe Joffre chez Langues et Entreprises. Elle est plutôt indiquée quand on a déjà des bases. Vos meilleurs alliés, si, comme Géry, vous optez pour un apprentissage sur le tas ? Un traducteur de poche, et un carnet pour noter le vocabulaire.

Vous préférez acheter une méthode ? Veillez à ce qu’elle comprenne des mises en situation, des points de grammaire et des listes de vocabulaire, des exercices (corrigés !), et une partie phonétique.

Si vous optez pour un cédérom, il est bon qu’il soit connecté à une base de ressources sur le Web. Mais gare aux spectres vocaux, censés améliorer l’accent : « Une personne sur mille seulement est assez musicienne pour reproduire parfaitement une prononciation », lâche Natacha Fedossova. L’interprète et professeure de langues rappelle que certains Londoniens pur jus ont vu leur accent critiqué par le logiciel !

Myriam Greuter

Novembre 2008

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