23/09/2011 | 11H48
Bonne nouvelle : d’après le baromètre BWP (Diafora-BoardWomen Partners), les entreprises du CAC 40 ont franchi en 2011 la barre des 20 % de femmes dans leurs conseils d’administration, contre 14 % en 2010. Moins positif : d’après l’organisme, il leur sera très difficile d’atteindre les 40 % exigés par la loi Copé-Zimmermann à l’horizon 2017. “En nommant les femmes déjà en visibilité, les recruteurs ont mangé leur pain blanc”, estime les auteurs du baromètre. En cause ? “Les critères de sélection actuels, particulièrement contraignants.”
Invisibles, les femmes ? Les femmes compétentes ne seraient pas assez visibles, et donc plus difficilement “repérables”. Les mettre en avant et les accompagner est le rôle du programme BWP, qui comprend des présidents de grands groupes s’engageant à identifier dans leur propre entreprise une ou des femmes répondant au profil de future(s) administratrice(s) et à coacher d’autres femmes venant d’autres entreprises, constituant ainsi un vivier. 28 présidents ont ainsi joué le jeu en 2011, pour 37 femmes accompagnées, dont 12 ont depuis été nommées.
Femmes et étrangères. D’une pierre deux coups : 59 % des nouvelles administratrices sont étrangères, les entreprises ayant “profité” de l’opportunité pour s’internationaliser. Ce qui limite les possibilités de promotion des femmes françaises, et peut également handicaper “les hommes étrangers qualifiés”, regrette le BWP.
Dominique Perez