Les non-diplômés touchés de plein fouet par la crise

11/04/2011 | 15H12

Le diplôme, rempart contre le chômage : une étude du Cereq* portant sur l’insertion des jeunes trois ans après leur sortie de formation initiale en 2006-2007 renforce cette certitude. En 2010,18 % étaient au chômage, c’est-à-dire quatre points de plus que la génération précédente.  Derrière ce chiffre, des disparités très importantes apparaissent : le taux de chômage des non-diplômés atteint 40 %, contre 9 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur.

 

L’apprentissage n’efface pas les inégalités

Contrairement aux idées reçues, si leurs salaires médian sont restés stables, la proportion d’emplois à durée indéterminée n’a pas baissé pour les jeunes pendant la crise. De plus, l’apprentissage, volontiers présenté comme une solution anti-chômage, permet effectivement aux diplômés de l’enseignement supérieur par ce type de contrat d’être mieux rémunérés et de bénéficier plus fréquemment de contrats à durée indéterminée. Cependant, souligne le Cereq, il n’efface pas les inégalités : « ceux qui, du fait de leurs caractéristiques, de leur origine familiale, leur parcours antérieur, leur sexe, ont plus de difficultés que d’autres à se faire

embaucher sont aussi ceux qui ont plus de difficultés à trouver un contrat d’apprentissage. »

*739 000 sont sortis, diplômés ou non, de formation initiale en 2006-2007. 25 000 d’entre eux ont été interrogés au printemps 2010.

DP

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