Passerelles entre formation initiale et continue, sécurisation des parcours , simplification de la VAE… rien de très nouveau, certes, dans le énième rapport présenté par la députée Françoise Guégot, présidente de la Mission d’information sur la formation tout au long de la vie (le 15ème en deux ans). Dont le but n’est pas de « répéter ce que d’autres avaient déjà parfaitement énoncé), mais « d’examiner celles dont l’adoption lui paraît primordiale pour clarifier, synthétiser, contrôler et simplifier le dispositif. »
Le « carnet de bord personnalisé de la formation » qu’elle préconise ressemble comme deux gouttes d’eau au « passeport formation » proposé par les partenaires sociaux en 2003, resté sans suite dans les entreprises. Le SPIFO (Service public d’information sur la formation et l’orientation), semble très proche des maisons de l’emploi…
Son intérêt premier est donc d’être une synthèse des autres rapports, et quand même d’apporter quelques pierres supplémentaires dans le jardin déjà bien fourni des propositions, à la veille de la réforme de la formation professionnelle.
Exemples :
-créer un Ministère de la formation tout au long de la vie, qui regrouperait les services de l’Education nationale, l’enseignement supérieur, l’emploi et la formation professionnelle,
-cesser le financement du paritarisme sur les fonds de la formation professionnelle (supprimer les subventions versées aux organisations syndicales au titre de leur participation à la gestion des OPCA) et instaurer une subvention de l’Etat,
-simplifier les financements des entreprises : une part de leur contribution au financement de leur plan de formation alimenterait un « fonds régional de la formation tout au long de la vie », autre nouveauté.
Enfin, la Mission propose de recenser toute l’offre de formation et la publier sur Internet au sein d’une base de données accessible à tous. Elle existe déjà ici.
Dominique Perez et Nathalie Samson
Décembre 2008