C’est un véritable pavé que publie l’AFPA, en introduction au colloque organisé ce 15 décembre 2011 au Conseil économique, social et environnemental… Un pavé qui ne troublera pas la mare de la formation professionnelle, mais qui a le mérite de faire le point sur les principales interrogations qui se posent à son sujet aujourd’hui.
Le terrain d’abord : stagiaires, formateurs, régions, et même neuroscientifiques ont ainsi été auscultés sur le thème : “Quelle formation demain ?”. L’unanimité se fait sans surprise sur la plus grande légitimité que devrait acquérir la formation, pour qu’elle “apparaisse comme une évidence et devienne une hygiène professionnelle”, pour reprendre les propos de Philippe Caïla, directeur général de l’AFPA.
Manque de collectif, de concertation, de cohérence et surtout d’information sur l’offre, inégalité d’accès à la formation… les constats ne sont pas nouveaux, pas plus que certaines des suggestions déjà mises en avant, notamment celle d’aller vers un “statut de l’actif”, qui garantirait un droit de la formation attaché à l’individu.
Les propositions de véritables partenariats avec les entreprises, de valorisation de l’innovation pédagogique, d’une meilleure adaptation aux mutations du monde du travail, côtoient cependant des suggestions très concrètes et assez nouvelles, comme de “rémunérer les prestataires selon l’impact des formations“, en incluant une part variable dans la rémunération des opérateurs de formation, avec une majoration pour la formation réussie de publics en difficultés. Une notion qui pourrait faire grincer quelques dents syndicales.
Pour consulter le Livre blanc de l'AFPA en PDF.
Dominique Perez
Décembre 2011