« Comment réduire l’inflation déclarative d’organismes de formation ? Comment garantir la qualité d’un organisme de formation et de ses prestations ? Quelles sont les bonnes pratiques en matière de formation ? Ce sont les principales questions auxquelles devaient répondre un groupe de travail présidé par Charlotte Duda, présidente de l’ANDRH (Association nationale des directeurs de ressources humaines), qui a rendu ses conclusions en tout début d’année 2009.
Au terme des débats, trois points ont semblé devoir faire appel à des décisions de politique publique : la visibilité et la lisibilité de l’offre de formation, l’importance de la mise en relation de l’offre et de la demande (rôle de l’intermédiation en formation) et la nécessité de clarifier la place de l’apprenant par la contractualisation. Le constat n’est pas nouveau, mais les préconisations devaient initialement être utilisées dans le nouvel ANI, qui a pour le moment laissé de côté cette question.
Le rapport fait un état des lieux sans concession, posant notamment la question centrale de la partialité de certains organismes, notamment consulaires, à la fois dispensateurs de formation et de conseils : « La fonction d’intermédiation devrait être clairement séparée de celle de la gestion de fonds de la formation professionnelle et bien évidemment de la vente de prestation de formation. » Une remarque qui, sans surprise, n’a pas fait l’objet de consensus au sein du groupe de travail, composé également de représentants des chambres de commerce et d’industrie…
Dominique Perez
Juin 2009