
© Patrick Bagein
« Proposer des formations de qualité, cohérentes avec l'évolution du marché du travail, c'est l'objectif prioritaire de la réforme de la formation professionnelle », a affirmé Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi hier, devant les membres de l'Ajis (Association des journalistes de l'information sociale). Tout en liant fortement leur devenir aux incertitudes économiques. « Les formations doivent permettre aux salariés d'améliorer leur potentiel dans l'économie française telle qu'on peut imaginer qu'elle va évoluer. Même si, reconnaît prudemment la ministre, dans ce domaine, il faudra faire preuve de beaucoup d'humilité et d'adaptabilité. »
Éviter le gâchis. « L'un de mes objectifs est d'arriver à un vrai fléchage des sommes fort importantes de la formation pour qu'elles aillent directement au bénéfice de l'économie française, c'est-à-dire aux salariés, a souligné le ministre. Il ne doit pas y avoir de gâchis au stade de la collecte ou des organismes prestataires de formation. » Tout en reconnaissant que les questions de « tuyauterie » ne devaient pas occulter la notion de service rendu, elle a insisté sur sa volonté de veiller à la bonne utilisation des fonds, « dans le cadre du recentrage de la collecte sur un nombre réduit d'Opca et de l'appréciation sur la prescription et la prestation de formation. »
Réforme ambitieuse. Christine Lagarde s'est réjouie « qu'enfin le représentant du Medef soit désigné » (1) et que leur première réunion se déroule le 30 septembre prochain. « Nous serons attentifs à ce que les négociations suivent leur cours et débouchent sur une réforme ambitieuse. » Interrogée sur l’avenir de l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes), elle a assuré qu’elle avait sa place « aux cotés des régions et comme organisme de formation professionnelle, même si elle est soumise pour toute une série de ses activités aux règles de concurrence comme tout opérateur de formation professionnelle. »
(1) Il s'agit de Jean-François Pilliard, délégué général de l'UIMM
(Union des industries et métiers de la métallurgie)
NS
Septembre 2008