Tenter de sonder le bonheur et le bien-être des salariés serait-il devenu la dernière tendance ? Deux enquêtes récentes abordent le sujet sous des angles différents.
Une enquête réalisée par 20minutes.fr, En ligne pour l’emploi et Opinion Way (1). Pourquoi ? Ce qu’ils apprécient le plus sont les “choses qu’ils apprennent” (78 %) et “les gens avec lesquels ils travaillent” (à 74 %). Et 69 %, malgré une augmentation globale de la charge de travail, se déclarent “confiants dans l’avenir de leur entreprise”. Depuis mars 2010, un regain d’optimisme semblerait ainsi les emporter : “seuls” 11 % ont peur de perdre leur emploi, et 44 % déclarent avoir été augmentés (6 points de plus qu’en mars 2010). Côté stress, difficile de tirer une conclusion définitive en raison de la tournure de la question : “On constate ainsi depuis mars 2010 une diminution de 4 points de la part de salariés considérant le facteur stress comme un des aspects qu'ils aiment le moins dans leur travail (26 %)” nous dit l’enquête. Est-ce à dire qu’ils le subissent moins ou qu’ils le supportent mieux ?
La qualité de vie au travail est le sujet d’une autre enquête, réalisée par Actineo-TNS Sofres (2). Si les relations humaines sont pour 84 % des salariés interrogés l’élément le plus important, “l’espace dont on dispose pour travailler”, avec 48 % des suffrages, est également en bonne place. Ça semble se gâter un peu : 34 % d’entre eux estiment en effet que “l’entreprise n’y accorde pas assez d’importance”, 63 % “juste ce qu’il faut” et 2 % “trop d’importance”… Cependant, 83 % d’entre eux se disent satisfaits de leur espace de travail.
Alors, heureux ou malheureux ? Cela dépendrait-il surtout de la manière dont on pose les questions ?
(1) Enquête réalisée en ligne auprès de 672 salariés, du 4 au 13 mai 2011.
(2) Enquête réalisée par interview en face-à-face auprès de 547 actifs travaillant dans un bureau au mois d’avril 2011.
Dominique Perez
Mai 2011
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« Je suis charrette », « Faut améliorer les marges », « Remplis la time sheet »… Si ces expressions vous sont familières, vous intriguent, ou vous énervent, le livre d’Alexandre Des Isnards et Thomas Zuber, est fait pour vous. Des situations effarantes, des cadres maltraités, essorés, négligés : le diagnostic de ces deux consultants sur le monde de l’entreprise est sans appel. À savoir : « les cadres, comme le nouveau modèle de management, vont mal, et ça ne fait que commencer. »