Les sociétés ne font pas tout ce qu’il faudrait pour motiver leurs collaborateurs, selon une étude réalisée par Towers Perrin (1) : au niveau mondial, seuls 21 % des sondés estiment être totalement « engagés » dans leur travail. Un chiffre supérieur à la moyenne européenne, qui est de 16 %. La France s’illustre par un taux particulièrement bas (12 %), faisant juste un peu mieux que l’Italie (11 %) et la Pologne (9 %). En ligne de mire : les directions générales.
22 % des Français pensent que les directions générales ne se soucient pas assez de leurs salariés (29 % en Europe) et 23 % estiment qu’elles ne communiquent pas de manière honnête et transparente (29 % en Europe). Plus grave : seuls 40 % des Français pensent qu’elles agissent afin d’assurer le succès de l’entreprise à long terme (52 % en Europe).
La responsabilité sociale fait son entrée. Plus désenchantés que les salariés des autres pays, les Français partagent en grande partie les opinions de leurs collègues européens sur les raisons qui pourraient susciter un plus fort engagement : l’intérêt des responsables à leur égard, l’amélioration de leurs compétences ou la réputation des employeurs vis-à-vis de leur responsabilité sociale, un critère qui fait une entrée remarquée en quatrième position en France et en troisième au niveau de l’Union européenne. À noter enfin, dans la décision des sondés de rejoindre une entreprise, le salaire proposé est souvent la principale motivation, sauf en Allemagne, où les salariés accordent plus d’importance aux horaires flexibles.
(1) Etude réalisée auprès de 90 000 salariés dans 18 pays.
Laurence Estival
Décembre 2007