Du rififi à l’ANDRH !

Engagée, trop engagée sur des sujets sociétaux, l’ANDRH (Association nationale des directeurs des Ressources humaines) suscite les passions en son sein. À l’occasion de l’élection de son nouveau président le 27 juin prochain, une contre liste prône de revenir aux fondamentaux du métier.

L’heure de vérité approche. Le 27 juin, l’ANDRH (Association nationale des directeurs des Ressources Humaines) aura choisi son nouveau président, après que deux listes se soient affrontées. Un cas de figure qu’on n’avait pas vu depuis longtemps dans cette association qui regroupe 5 000 DRH. L’une s’est déclarée par surprise le 3 juin, conduite par Alain Mauriès, vice-président Europe de Coca Cola, chargé des relations sociales. Avec une posture anti-officielle. L’autre conduite par Michel Yahiel, DRH de la Ville de Paris, inscrite dans la continuité.

 

Manque de tonus. La succession de Charlotte Duda, est donc très disputée. La présidente sortante, qui d’après les rumeurs, aurait pu rejoindre la liste Yahiel, avait attisé des mécontentements. Son bilan est positif, bien sûr. L’association a gagné en visibilité. Le 12 mai dernier, le forum annuel a fait le plein. Et les pouvoirs publics ont prêté l’oreille à diverses études et propositions, notamment au lancement du label diversité. Toutefois, certains de ses pairs ont jugé que tout cela manquait de tonus et de créativité. Et que l’orientation était trop sociétale.

 

Poids lourds. Les deux candidats sont d’une trempe différente. Tous deux sont des hommes de réseau. Des poids lourds de la fonction. Le point fort d’Alain Mauriés, c’est qu’il vient du privé. Il incarne une sorte de rupture dérangeante. Il a d’ailleurs lancé son blog www.drhdemain.com qui affiche de solides ambitions. Il vise 10 000 adhérents en cinq ans.  Principalement, il souhaite élargir l’audience de l’ANDRH  en attirant à elle la génération Y, encore sur les bancs de la fac, et des DRH du Cac 40, cruellement absents. Il pense enjeux professionnels, exercice du métier, entraide entre pairs et coopération avec d’autres clubs. Son colistier Louis Dugas, ex de Lafarge anime d’ailleurs le Cercle des Paradoxes.

Michel Yahiel en revanche est un énarque pur jus. Il a fait sa carrière dans la haute fonction publique. Il a des idées sur le rôle des territoires et s’intéresse à la protection sociale. Plus politique, plus institutionnel, sans doute. Mais prêt à en découdre. L’association, en tout cas, devrait en sortir renforcée.

Marie-Madeleine Sève

Juin 2009

Haut de page

Pour se former.fr en 1 clic !

Pour se former.fr en 1 clic !